Don Quichotte et les moulins à vent…
Si Cervantes était né au XXIe Siècle, nul doute que son Don Quichotte lutterait aussi contre des moulins à vent, mais ce serait sans doute des éoliennes…
Départ
Arrivée
Distance
Plana de la Negra (ES)
Sierra de Cazorla (ES)
782 km
Dans ce post, nous quitterons le désert des Bardenas Reales pour descendre un peu plus au sud. Nous rendrons hommage à la série Games of Thrones (Jeux de Trônes) en passant une nuit au pied du château de Zafra, nous reprendrons de la hauteur et rejoindrons les sources du Tage et du Júcar, à 1.600m d’altitude, dans la Sierra de Cuenca, avant de redescendre dans la vallée d’Albacete pour mieux remonter sur les hauteurs de la Sierra de Cazorla…
Après avoir quitté notre promontoire sur le désert des Bardenas, donc, la curiosité nous a poussé jusqu’au château de Zafra, une tour perchée sur un rocher, au beau milieu d’une plaine sèche et déserte digne du Seigneur des Anneaux. C’est pourtant une autre histoire qui s’est jouée ici, celle de la série Games of Thrones (Jeux de Trônes), puisque les fans de la série ne manqueront pas de reconnaître la Tour de la Joie (Tower of Joy) de la saison 6 (voir ici). Et même quand on n’est pas fan de la série (comme nous, qui avons abandonné après les deux premiers épisodes), le plus difficile, face au château de Zafra, c’est de savoir si le plus impressionnant est le château lui-même, perché sur un rocher pas plus large que sa tour principale, ou la plaine immense tout autour, aux allures de savane africaine (ou de plaine de Mordor, dans le Seigneur des Anneaux, pour rester dans les références cinématographiques). Un endroit étonnant par son immensité…
Après les grands espaces, nous avons repris un peu d’altitude pour rejoindre le Parc naturel de la Sierra de Cuenca, et plus précisément, la partie de la Sierra d’Albarracín. Des montagnes aux sommets arrondis, un peu comme le Jura, avec des grands espaces ouverts couverts d’herbe ou de pierres. C’est là que le Tage, fleuve le plus long d’Espagne, prend sa source, avant de traverser la péninsule d’est en ouest pour rejoindre l’Atlantique à Lisbonne, au Portugal. Dommage que la statue qui marque l’endroit soit un peu… disons… euh… enfin… les gouts et les couleurs, hein… Sur le chemin, on a aussi découvert ce que c’est qu’une « doline », un énorme trou rond au milieu de la forêt provoqué par l’effondrement d’un sol karstique…
C’est aussi dans la Sierra de Cuenca que né le Júcar, un autre des grands fleuves espagnols, avant de parcourir presque 500km pour rejoindre la Méditerranée. C’est lui que nous avons suivi sur quelques kilomètres pour rejoindre Cuenca, sans oublier de faire une pause au « Ventano del Diablo », un triple trou dans la roche qui surplombe le Júcar et qui permet, en ce moment, d’observer un nid de vautours, juste en face. Au moment de notre passage, Madame Vautour couvait tranquillement sa progéniture dans son trou dans la roche… 😍
Dans nos posts précédents, nous parlions de la quantité impressionnante d’éoliennes qui occupent les crêtes et les vallées un peu partout par ici. En redescendant dans la vallée de Cuenca, on a compris pourquoi ! C’était peut-être une journée particulièrement venteuse, mais le fait est que les rafales étaient impressionnantes, et encore plus à bord de Marvin qui a plus ou moins l’aérodynamisme d’une brique de construction…
Impossible de ne pas faire le parallèle avec Don Quichotte, puisque nous sommes ici sur ses terres (en Castilla-La Mancha), et se dire qu’au XXIe Siècle, à défaut de moulins à vent, le valeureux héros de Cervantes lutterait sans doute contre des éoliennes… Les temps changent…
Pour finir sur le thème cinématographique, hier soir, après nous être un peu abrités du vent sur les berges de la gigantesque retenue d’eau du barrage d’Alarcón (26 km2 et 1.112 millions de m3 d’eau, sur le Júcar), on a profité de notre passage par La Mancha pour voir le film de Terry Gilliam « The man who killed Don Quixote » (L’homme qui tua Don Quichotte, bande-annonce en français disponible ici). On a pu vérifier que, déjà en 2017, quand le film a été tourné, quelques éoliennes apparaissaient dans les paysages, tout au long du film…
Finalement, nous sommes arrivés à la conclusion que les voies rapides espagnoles sont stratégiquement placées pour traverser plus vite les régions les plus moches du pays. C’est en tout cas l’impression qu’on a eu ce matin en traversant l’immense plaine agricole autour d’Albacete. Même si « à toute vitesse » est une expression toute relative avec Marvin, on étaient plutôt contents de profiter d’une voie rapide pour rejoindre notre prochaine étape pour deux jours: le Parc naturel de la Sierra de Cazorla. Dans la série des superlatifs, il s’agit de l’espace protégé le plus grand d’Espagne (2.100 km2) et le deuxième plus grand d’Europe ! En espérant pouvoir observer un ou deux bouquetins ibériques avant de repartir… Au fait, on peut ajouter une nouvelle communauté autonome à notre liste: on est officiellement arrivés en Andalousie (et on a traversé nos premiers champs d’oliviers) ! 😁
PS: Près de Cuenca, nous avons aussi traversé le village de Valera de Abajo, un petit village de 1.400 habitants où, promis-juré, tout le monde à 100% et sans exception est menuiser et fabrique des portes et des fenêtres en bois massif !! On n’a pas de photos pour le prouver, mais on peut vous assurer qu’il n’y avait rien d’autre que des menuiseries industrielles de portes et fenêtres dans tout le village ! 🤓
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
1.382 km
207 L
2










































Me vi la película. Efectivamente un poco rara. Ton se levantó y se fue después de solamente 15 minutos, yo… Lire la suite »
yo quiero ver la película del Don Quixote 🙂