Dans le désert…
Retour vers l’intérieur des terres après une nuit (très) ventée… La chute annoncée des températures s’est effectivement produite, et on a même vu quelques flocons de neige sur la route…
Départ
Arrivée
Distance
Mesa de Roldán (ES)
Desert de Gorafe (ES)
211 km
Le problème d’une falaise en bord de mer, c’est qu’il n’y a pas grand chose pour vous protéger du vent (quand celui-ci vient de la mer, en plus…). Du coup, la nuit a été plutôt… agitée ! Des rafales de jusqu’à 72 km/h et un « vent de fond » de 50 km/h, autant dire que ça a un peu secoué, à bord de Marvin… On se serait crus sur un bateau ! Ça a été un peu dur de fermer l’oeil, la nuit dernière…
Pour essayer d’échapper au vent, on a donc repris la route vers le nord-ouest et l’intérieur des terres, pour rejoindre la province de Granada et arriver jusqu’au désert de Gorafe. La route qui mène jusqu’ici traverse un autre désert espagnol (et le seul vrai désert sensu-stricto puisque tous les autres sont des semi-déserts), le désert de Tabernas. On était venus ici avec les parents de Benjamin, il y’a quelques années. C’est là où pas mal de westerns ont été tournés, dont certains des plus célèbres de Sergio Leone… Cette fois-ci, on ne s’est pas arrêtés, mais on a pu constater que… le désert est toujours là, et toujours aussi impressionnant…
L’autoroute (voie rapide) qui vient jusqu’à Guadix et Gorafe passe tout près de la Sierra Nevada, et au point le plus haut, la pluie qui tombait depuis quelques minutes a commencé à devenir collante sur le pare-brise. On a même eu droit à quelques flocons de neige et, entre deux nuages, à une vue spectaculaire sur les montagnes enneigées, tout autour, avec les champs d’oliviers ou d’amandiers en premier plan…
Arrivés à Gorafe, et avant de nous lancer dans le désert, on est quand même passés à la mairie où madame la Maire nous a confirmé qu’il avait pas mal plu, la nuit dernière, par ici, et nous a conseillé de faire attention dans le désert, parce que les quads y creusent de grosses ornières dans la boue et ça peut être dangereux…
En fait, la piste était plus que bonne… Juste un petit passage un peu plus boueux, mais rien de bien méchant. La plupart des flaques d’eau avaient eu le temps de sécher avant qu’on arrive…
J’avais vraiment envie de venir au désert de Gorafe, et c’était, en fait, un des endroits que j’attendais le plus dans cette partie de notre voyage. Mes attentes n’ont pas été déçues… C’est tout simplement un endroit incroyable ! Là où on va passer la nuit (et sans doute celle de demain), on est face à de grandes montagnes de terre rouge, comme un « Grand Canyon » en plus petit, qui changent de couleur au gré des nuages… L’endroit s’appelle les « Coloraos » (comme ça, tel quel, sans le « d »… à l’andalouse 😆), et franchement, il porte bien son nom… En plus, avec les montagnes saupoudrées de neige en fond, c’est tout simplement… WOW ! 🤩
Ceux qui ont visité la Vallée de la Mort, aux États-Unis, se sont peut être baladés dans une partie du parc qui s’appelle les « Badlands »… Et bien la partie qui mène aux Coloraos, ici, s’appelle aussi les Badlands (en anglais dans le texte), et la ressemblance est frappante. Des centaines de canyons creusés par l’érosion, des pinnacles de terre rouge ou blanche et des gros nuages au dessus qui semblent bien petits face à une telle immensité de désert. C’est définitivement l’un des endroits les plus impressionnants qu’on ait vu jusqu’à présent !…
On va sans doute rester ici deux jours, en espérant que le vent se calme (il fait aussi du vent ici) et que le soleil revienne pour pouvoir faire voler le drone… Ça doit être spectaculaire !
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
1.858 km
290 L
2















Como lo dices en tu blog, simplemente Wow!