Grandes outardes et modernisme…
Retour vers la Via de la Plata, dont on s’était une nouvelle fois un peu éloignés, mais c’était pour la bonne cause… Journée aux accents modernistes avec notre passage par Zamora, avant de venir nous perdre dans les champs où les grandes outardes semblent pousser comme des champignons !…
Départ
Arrivée
Distance
PN Arribes del Duero (ES)
Lagunes de Villafáfila (ES)
180 km
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
4.328 km
685 L
3
Une des particularités du Duero dans la zone des Arribes est apparemment d’avoir des énormes variations de débit, au point que la centrale hydroélectrique portugaise de Bemposta (juste au dessus de là où on était) est équipée d’une sirène qui retentit chaque fois que la centrale se met en marche. Le niveau du Duero augmente alors de près de 2m de haut, et son débit se rapproche plus de celui d’un fleuve en crue que de la rivière paisible que l’on avait vu en arrivant. À 20h hier soir, les rochers où on avait fait nos photos un peu plus tôt dans l’après-midi se trouvaient sous 50cm d’eau, alors que ce matin, le fleuve avait retrouvé son allure normale… C’est assez impressionnant de voir les changements de débit que provoque la centrale (et d’imaginer les ravages que cela doit faire sur la végétation et la faune aquatique)…
Du coup, on en a profité pour aller voir de plus près la centrale de Bemposta et, au passage, ajouter un pays à notre liste puisque la moitié du barrage est en territoire portugais (et c’est évidemment là qu’on s’est garés… 😁). Retour ensuite vers la Vía de la Plata, cet axe qui reliait autrefois Séville a la baie de Biscaye et par où transitaient toutes sortes de denrées et métaux précieux. Nous avons fait une pause à Zamora (capitale de la province homonyme), pour y découvrir une ville extrêmement agréable et tranquille, dans le centre historique de laquelle cohabitent de vieilles églises en pierre et des bâtiments modernistes plus ou moins bien conservés. Le mélange est assez réussi, mais en plus de son architecture, ce qui nous a vraiment plu de Zamora a été cette atmosphère de tranquillité qui règne sur la ville. Comme si la vie à Zamora était plus douce qu’ailleurs, moins stressée, plus relax… Le super resto où on a mangé, Alsiguiente, a sans doute aussi pas mal contribué à notre appréciation de Zamora… 😜
D’ailleurs, la région essaie de récupérer la race originelle du boeuf à viande, celle qui existait il y’a bien longtemps, bien avant les différents croisements qui ont été faits au fil du temps. On n’a pas manqué d’acheter un « échantillon ». On vous dira quand on l’aura gouté… 😋
Enfin, nous sommes installés ce soir dans les lagunes de Villafáfila, de petits lagunes naturelles perdues entre les champs de blé qui, après être restées asséchées pendant plusieurs années, ont récupéré un peu d’eau lors des dernières pluies d’il y’a une dizaine de jour. Du coup, c’est un paradis pour les oiseaux migrateurs de passage (et les résidents du coin aussi). On a pu voir, rien qu’en quelques minutes, des dizaines de vanneaux huppés, d’avocettes et d’échasses blanches, en plus de quelques aigrettes et groupes de cigognes. On devait initialement voir plusieurs des lagunes, mais on n’a finalement vu que celle-ci, parce que quand on a commencé à bouger en prenant la première piste de terre entre les champs de blé, on s’est littéralement retrouvés encerclés de grandes outardes ! Elles semblaient sortir de l’herbe comme des champignons, et chaque fois plus près de nous. Après ce qu’on a vu ce soir, les outardes qu’on avait vu à Cáceres, c’est de la gnognote ! 🤣
Ceci explique donc ce post un peu tardif, puisqu’on a essayé de déranger le moins possible les outardes en roulant au pas et en s’arrêtant au moindre signe de stress, et ça nous a donc pris un moment de faire les quelques kilomètres de pistes qui nous ont ramené à notre point de départ, où nous passerons finalement la nuit… Au moment où j’écris ce post, un oiseau est en train de courir d’un côté à l’autre sur le toit de Marvin, sans doute en train de picorer les mouches et autres insectes accumulés au fur et à mesure des kilomètres. On n’arrive pas à voir ce que c’est, mais on peut suivre tout ses mouvements au son de ses pattes sur le toit… 😍







































Me encanta, me encanta, me encanta!!!! Y me muero de la curiosidad saber qué pajarraco andaba encima de Marvin 🙂… Lire la suite »