Guetteurs de marées…
C’est confirmé, la météo dégénère et il devrait pleuvoir, plus ou moins par intermittence, pendant les 4 ou 5 prochains jours… Du coup, on a adapté un peu notre programme, histoire de pouvoir quand même sortir un peu de Marvin et continuer nos découvertes, malgré la météo…
Départ
Arrivée
Distance
Playa de Vega (ES)
Sierra de Arnero (ES)
86 km
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
5.000 km
784 L
3
La météo pour les prochains jours est plutôt déprimante… Pluie intermittente jusqu’à au moins mardi (et pas vraiment mieux pour les jours suivants, mais la prévision à aussi long terme est moins fiable)… C’est joli la côte cantabrique… C’est vert !… 🤓
Du coup, c’est bien d’avoir une super vue sur l’océan, mais quand le ciel est tellement bas qu’on ne voit plus la différence entre l’eau et les nuages, c’est pas super utile… Alors on a cherché des alternatives. On s’est dit que se rapprocher des Picos de Europa avec ce temps serait plutôt inutile, vu qu’on ne verrait même pas la moitié des montagnes. On a regardé ce qu’il y’avait de l’autre côté (vers le sud) et si la météo était meilleure là bas, mais… pas vraiment. On a regardé plus à l’est, des fois que faire une étape plus longue et arriver avant en France, par exemple, nous permette de contourner la dépression, mais non… Et puis on a réfléchi aux endroits où il ne pleut pas, et dans notre liste, on avait les cathédrales, les musées et les grottes. Les cathédrales, on a bien fait le tour la semaine dernière. Les musées, on peut pas dire que ça courre les rue par ici, à moins d’arriver jusqu’à Bilbao (il y’a bien le musée du Jurassique cantabrique avec ses dinosaures grandeur nature, ou le musée des indiens et l’émigration cantabrique, mais bon… 🙄). Par contre, en cherchant un peu, on a appris que la Cantabria, la province autonome voisine des Asturies, où on devait de toutes façons passer aujourd’hui ou demain, était connue pour ses grottes (dont deux classées au Patrimoine mondial de l’UNESCO) et l’art pariétal que la plupart abritent…
Quelques recherches plus tard, nous avions deux candidats assez proches de nous (dont l’un des sites du Patrimoine mondial). Seulement voilà, ceux qui suivent assidûment ce blog sauront qu’en Espagne, il y’a beaucoup de barrages. Et il se trouve que l’un de ses barrages a été construit tout près de la grotte en question, avec pour conséquence que celle-ci n’est désormais accessible que quand le niveau de l’eau est au plus bas, le fond de la grotte faisant joyeusement trempette quand le barrage est plein. Spoiler alert, quand il pleut, les barrages se remplissent, et en ce moment, il pleut… 🤔
Du coup, on s’est rabattus sur notre deuxième candidat, la grotte de El Soplao, un site non classé mais tout aussi exceptionnel (du moins à notre humble avis). El Soplao est en fait une ancienne mine de plomb et de zinc, qui est restée active jusqu’à la fin de siècle dernier. Or voila, en creusant leurs tunnels pour trouver les minerais, les mineurs sont tombés sur une grotte naturelle. Lorsque cela arrive, l’air de la grotte (qui a généralement une pression différente de celle des tunnels miniers, puisque ces derniers communiquent avec l’extérieur) s’engouffre dans la mine, créant un appel d’air ou « souffle » (soplado en espagnol). C’est de là que vient le nom de la grotte…
La grotte entière regroupe plus de 20 km de galeries, mais seule une petite partie est visitable. La particularité de la grotte de El Soplao, c’est que les formations qu’elle abrite se sont formées majoritairement par capillarité (par opposition aux stalactites et stalagmites qui se forment par gravité). Le résultat est que, en plus des stalactites et stalagmites normales, le plafond des salles principales de la grotte est littéralement couvert de cristaux aux formes épineuses biscornues, qui semblent se jouer des lois de la gravité. Un peu comme un récif de corail, mais au plafond d’une grotte… C’est assez bluffant !…
Après notre promenade sous terre, nous nous sommes installés non loin de la grotte, sur les premiers contreforts des monts cantabriques. De notre promontoire, nous avons une vue panoramique sur les Picos de Europa d’un côté (avec beaucoup d’imagination en ce moment, vu qu’ils sont cachés par les nuages), et sur l’océan et la côte de San Vicente de la Barquera, de l’autre. L’avantage de cette région, c’est que les premières montagnes sont tellement proches de l’océan qu’il ne faut qu’une quinzaine de kilomètres pour gagner 500 m d’altitude et avoir une super vue panoramique. Par endroit, il y’a tellement peu d’espace entre l’océan et les montagnes qu’on se demande comment ils ont pu caser une voie rapide, une route nationale et une voie ferrée, en plus des petits villages accrochés aux falaises ! Devant nous, la « ría » de San Vicente, ces estuaires ou bras de mer façon fjord, mais en miniature, version espagnole. Du coup, on a passé une bonne partie de l’après-midi a contempler la marée montante, et voir comment la ría se remplit petit à petit. C’est plutôt impressionnant de voir comment tout le paysage change (la marée de cet après midi devrait être de 1,6 m seulement, 3,2 m en tout, entre la marée haute et la marée basse, mais c’est suffisant pour remplir tout l’estuaire). À partir de 18h30, la marée devrait commencer à baisser. On va surveiller tout ça depuis notre montagne, entre deux averses… 😜
Pour la petite histoire (et pour être honnêtes, totalement par hasard), il se trouve que quand on a coupé le moteur de Marvin aujourd’hui, on venait de parcourir notre 5.000ème kilomètre depuis notre départ d’Andorre ! 🥳
















Des nuages!! Et un ciel gris !! J’avoue que ce ciel d’un bleu pur , je commençais à être jalouse… Lire la suite »
Bueno. No más cielos azules, pero igual de bonitas las fotos con esos paisaje llenos de nubes que me parecen… Lire la suite »