L’art du graffiti…
Deuxième jour de pluie intermittente et deuxième visite de grotte… Cette fois, on est passés des formations minérales à l’art rupestre, avec la « chapelle Sistine » en la matière : la grotte d’Altamira… Retour ensuite un peu plus au sud pour le weekend, puisque c’est déjà à nouveau vendredi !…
Départ
Arrivée
Distance
Sierra de Arnero (ES)
Embalse de Alsa (ES)
148 km
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
5.148 km
828 L
3
Après une nuit pluvieuse, la journée s’annonçait… pas vraiment moins humide. Du coup, on a décidé de continuer notre exploration des grottes de Cantabria. Mais avant, on s’est arrêtés à la ferme qu’on avait un peu en contre-bas de notre colline pour faire le plein de riz au lait (apparemment, c’est un desert courant ici…) et de fromage, le tout directement du producteur au consommateur puisque la ferme Cudaña produit et vend toutes ces bonnes choses directement, dans un petit bureau entre deux étables. Une caresse aux petits veaux qui attendaient sagement leur biberon, et nous voilà repartis pour notre étape culturelle du jour: la grotte d’Altamira.
Comme on l’a dit hier, la Cantabria est connue pour ses grottes, dont beaucoup contiennent des peintures préhistoriques. Mais aux dires des spécialistes, la chapelle Sistine de l’art rupestre, c’est la grotte d’Altamira, dont la voute de la salle principale est littéralement couverte de bisons (dont un en position couchée), chevaux, cerfs et autres empreintes de mains que nos lointains ancêtres ont dessiné là pendant les 22.000 ans qu’ils ont occupé la grotte, entre il y’a 36.500 et 13.000 ans.
Petite précision, tout comme celle de Lascaux, la vraie grotte d’Altamira est fermée au public depuis 1977 afin de protéger les peintures, et on visite donc une réplique exacte de la salle principale, réalisée avec les mêmes techniques que celles employés par les peintres préhistoriques.
Alors oui, il faut bien reconnaître que tout ça fait un peu plastique, et que l’émotion n’est sans doute pas vraiment la même quand on sait que ce que l’on contemple est une reproduction qui date d’à peine 20 ans, mais d’un autre côté, on se dit que c’est sans doute mieux comme ça (vu l’expérience d’hier, dans l’autre grotte, où malgré les instructions de la guide et les panneaux un peu partout, les gens n’arrêtaient pas de toucher les stalactites)… On se laisse donc vite prendre à s’émerveiller devant le détail d’une tête de cheval, le dessin d’un bison couché ou la gravure encore plus ancienne d’un renne. Des générations d’hommes préhistoriques sont passées par là, ajoutant leurs gravures ou leur dessins à ceux que leurs ancêtres avaient déjà laissés, et faisant de la voute de la grande salle d’Altamira l’un des cycles picturaux et artistiques préhistoriques les plus importants à l’échelle mondiale.
La « néogrotte » (la reproduction) est accompagnée d’une petite exposition sur les objets qui ont été trouvés dans la grotte (en plus des peintures) ainsi que sur les autres grottes et peintures rupestres de la région. Et un peu plus loin, on peut voir (de loin) l’entrée de la vraie grotte, en se disant qu’on arrive 50 ans trop tard pour avoir le privilège de pouvoir y rentrer et avoir la chair de poule en regardant les vraies peintures à la lumière d’une lampe frontale… Alors on se console en se disant qu’il nous reste la grotte de Niaux pour ça (mais pour combien de temps encore?)…
Le reste de notre journée se résume à quatre courses chez Carrefour et un passage par chez Iveco à Santander, après avoir fait le tour d’une dizaine de stations service pour regonfler les roues arrières de Marvin. Il se trouve que la plupart des compresseurs à air des stations de par ici n’ont qu’une puissance de 4 ou 5 bars, et ne peuvent donc pas gonfler les 7 bars des pneus de Marvin… Heureusement, le garage Iveco avait, lui, un gonfleur normal, qui arrive jusqu’à 7 bars et plus…
Enfin, pour le weekend, nous sommes descendus un peu au sud jusqu’au barrage d’Alsa (et son lac associé). L’endroit devrait être plutôt joli, mais à vrai dire, notre vue, depuis qu’on est arrivés, se limite à un nuage qui nous enveloppe et ne nous laisse même pas voir le niveau de l’eau du lac, à quelques mètres de nous… On va quand même passer le weekend ici, en espérant au moins pouvoir voir le lac avant de repartir, lundi… 😜













Interesante. Muy.
Pero será posible que de vez en cuando también pongan fotos de ustedes dos?