Entre Rhin et Moselle…
On a ajouté une deuxième région allemande à notre liste. Après la Bade-Wurtemberg (Baden-Württemberg en allemand), nous voici en Rhénanie-Palatinat (quelque chose comme Rheinland-Pfalz, en allemand, je crois…). Nous avons traversée la large et plate plaine du Rhin, et nous sommes installés juste en dessous de Koblenz, sur les bords de la Moselle…
Départ
Arrivée
Distance
Neckartal-Odebwald Naturpark
Zilshausen
229 km
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
8.391 km
1.352 L
5
Deuxième jour sans pluie… On va commencer à s’y habituer ! 😜 Du coup, nous sommes montés un peu plus au nord-est, et nous avons changé de région (Länder, par ici, pour les experts): de Baden-Württemberg, nous sommes passés en Rheinland-Pfalz… Ça semble rien, comme ça, mais mine de rien, on a laissé les forêts profondes de la Forêt noire et ses petites montagnes à presque 1.000 m pour des immenses champs de céréales et quelques bosquets éparpillés, dans un paysage valloné, à peine à 300 m d’altitude. Et au milieu coule une rivière (comme dirait l’autre…). En l’occurence, le Rhin, qu’on a retraversé aujourd’hui, mais cette fois, dans le sens sud-nord, dans sa partie 100% allemande…
Mais avant le Rhin, on a aussi traversé un autre grand cours d’eau allemand: le Neckar, qui donnait son nom au parc naturel dans lequel on a dormi hier… Le point commun entre ces deux, et toutes les autres rivières qu’on a croisées, c’est qu’elles sont toutes à la limite de déborder, quand elles n’ont pas tout simplement envahi les champs ou les routes situées juste à côté. Il ne pleut plus, mais la décrue semble un peu lente à s’amorcer…
Nous avons fait notre premier arrêt d’aujourd’hui dans la ville d’Heidelberg, destination favorite des touristes en Allemagne avec plus de 11 millions de visiteurs par an. Ce fut la ville de résidence des Frères Grimm (ceux des contes du même nom) et de Carl Bosch, connu pour avoir inventé… (ceux qui ont répondu « la machine à laver » sortent tout de suite !… 🤓). Non, Carl Bosch n’a rien à voir avec la marque d’électroménagers du même nom. C’était, en fait, un chimiste, qui a obtenu un Prix Nobel pour avoir développé le procédé Haber-Bosch, important pour la synthèse à grande échelle d’engrais et d’explosifs. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais on estime qu’un tiers de la production alimentaire mondiale annuelle utilise l’ammoniac issu du procédé Haber-Bosch, et que cela fait vivre près de la moitié de la population mondiale. Carl Bosch a aussi co-développé le procédé dit Bosch-Meiser pour la production industrielle d’urée. Et pour ceux qui ne dormiraient pas cette nuit en pensant à qui a fondé la multinationale Bosch si ce ne fut pas Carl, la réponse est : son oncle Robert…
Bon, d’accord, ce n’est sans doute pas les frères Grimm ni Carl Bosch qui attirent 11 millions de touristes par an (même si la ville a vraiment un musée Carl Bosch…). La vrai raison, c’est qu’Heidelberg est jumelée avec… Montpellier ! 😁 C’est aussi et surtout la ville où l’on trouve « la ruine la plus visitée au monde » (c’est le site officiel de la ville d’Heidelberg qui le dit…): le château d’Heidelberg. En ruines, certes, mais plutôt joli quand même, et avec des jardins qui offrent une vue panoramique sur la ville et la rivière Neckar qui coule à ses pieds (enfin, aujourd’hui, c’était plutôt « sur » ses pieds, et jusqu’à ses chevilles, mais bon…).
Au nord d’Heidelberg, on a donc retraversé le Rhin, et aussi la grande et plate plaine qui va avec. Juste une immense cuvette pleine d’usines et de zones agricoles, sans vraiment d’intérêt, mais heureusement, les autoroutes sont gratuites en Allemagne. Du coup, notre progression vers le nord s’améliore grandement, ces jours-ci. Les autoroutes allemandes sont aussi connues pour ne pas avoir de limitation de vitesse (enfin, quelques unes, sur quelques portions), mais ça, pour le coup, ça ne change pas vraiment grand chose pour nous. Marvin va a son rythme, et pas plus ! 😜
De l’autre côté de la plaine du Rhin, on retrouve des collines, même si moins hautes que celles du sud. Et puis d’un coup, on tombe sur une espèce de vallée creusée par une grande rivière : la Moselle (Mosel, en Allemand 🤓). Et oui, même si elle prend sa source dans les Vosges et traverse le département auquel elle donne son nom avant de passer par le Luxembourg (sous le pseudonyme de scène de Musel), la Moselle traverse une bonne partie de l’Allemagne avant de se jeter dans le Rhin, précisément à Koblenz (et donc, de retourner en France via ce dernier…). Avant ça, elle offre de jolis paysages (et une attraction touristique aux villages du coin, puisqu’elle est navigable)…
Enfin, avant de continuer demain plus au nord, on s’est installés en bordure d’une petite forêt, sur la commune de Zilshausen (où on est entourés de sittelles…). L’Allemagne a beau être le pays du camping et des caravanes en tout genre, il se trouve que toutes les pistes forestières y sont interdites à la circulation (à exception de quelques unes qui sont, de toutes façons, trop défoncées ou trop inondées pour qu’on puisse y passer). En fait, le camping sauvage est interdit et le fait de dormir dans son véhicule est seulement toléré. Du coup, on se retrouve cantonnés à des parkings (certes jolis, en forêt ou en bordure de forêt), créés tout spécialement pour se garer et aller randonner. Ça s’appelle des Wanderparkplatz, et c’est à peu près les seuls endroits où on est autorisés à dormir plus ou moins proche de la nature, à condition de vraiment bien choisir son parking parce qu’ils ne sont pas toujours tous très isolés ou éloignés des routes ou des villages alentours… Ceci explique aussi pourquoi on monte aussi vite vers le Danemark, alors qu’on avait pris beaucoup plus de temps en Espagne ou en France. Dormir sur des parkings, aussi forestiers soient-ils, c’est pas vraiment notre truc… 😉



















Cada vez que veo fotos como estas de Alemania, realizo que es un país que en realidad conozco poco. Si,… Lire la suite »