Hohes Moor…
Quand on pensait ne pas pouvoir descendre plus bas, nous sommes passés en dessous du niveau de la mer, aujourd’hui ! Certes, brièvement, mais quand même… Plus qu’une centaine de kilomètres, et l’Elbe a traverser, avant d’arriver à la mer du Nord… Bienvenus dans les polders !…
Départ
Arrivée
Distance
Alfhausen
Hohes Moor
215 km
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
9.047 km
1.437 L
5
Notre longue descente vers la Mer du Nord se poursuit. Hier, avec nos 30 m et quelques d’altitude, on pensait avoir touché le fond, mais non !… Aujourd’hui, et pendant un bref moment (et sur l’autoroute, en plus, qui est surélevée par rapport au reste de la région), le GPS nous indiquait -1 m !… 😱
Bon, ok, pour un hollandais, ça doit pas vraiment être quelque chose d’extrêmement surprenant… Mais pour nous, c’est une première ! On avait jamais conduit en dessous du niveau de la mer… On y avait déjà marché (à Death Valley, aux États-Unis), mais conduis, jamais… Alors voila, après ce petit moment d’émerveillement et d’excitation devant l’écran du GPS, nous avons poursuivi notre route. Deuxième jour presque exclusivement sur autoroute et… les records d’hier sont tous les deux tombés (en cet été olympique, on accumule les médailles 🤓) ! Consommation moyenne aujourd’hui: 15,1 L / 100 km !! Du jamais vu !!… Et évidemment, même si on est remontés un peu, on est actuellement à 2 m au dessus du niveau de la mer (et on a de la chance parce que tout autour de nous, les terrains sont jusqu’à 7 m en dessous du niveau de la mer… on risquerait le caisson isobare pour remonter, demain ! 🤣)… Bon, ok, ok… j’arrête avec mes altitudes négatives parce que je vois que ça n’émerveille que moi… 🙄
La nouveauté du jour, c’est qu’on a découvert la région d’Allemagne où les gens sont sympas… On commençait à désespérer, mais non… Il suffisait de se rapprocher d’Hambourg. Ici (et à différence du reste du pays), les gens sont souriants, avenants, accueillants…. ils viennent même essayer de discuter (malgré la barriere de la langue) pour nous demander d’où on vient… Bref, l’Allemagne comme on aimerait l’avoir vu jusqu’ici !… En plus, ce soir, on innove. Pour changer des Wanderparkplatz plus ou moins sauvages, on dort chez Jens et Tanya, un couple d’agriculteurs (enfin… à très petite échelle, hein… juste quelques pommes et 5 ou 6 poules, et un grand champ pour faire du foin, avec une grande maison posée à un bout). C’est un peu comme le système France Passion, en fait. Ils ont un grand terrain, ils sont disposés à le prêter à ceux qui, comme nous, cherchent un endroit plat pour passer la nuit, et voila ! Tout le monde est content ! Et en plus, on a même eu droit à une boîte de 6 oeufs des poules qui picorent tranquillement autour de Marvin pour seulement 1 EUR (même à Aldi, il font pas mieux !! 😜). Du coup, ce soir, on dort à la ferme, au bout d’un grand champ dont Jens vient tout juste de couper l’herbe et qui ressemble à un grand terrain de foot, avec leur maison à côté…
L’avantage, c’est qu’on est sûrs d’être sur un terrain « stable ». Nous sommes près de Hambourg, et plus précisément, entre Hambourg, l’Elbe et la côte, et il se trouve que, comme aux Pays-Bas (d’ailleurs tout proches), la plupart de cette région serait envahie par la mer s’il n’y avait pas des énormes digues, tout au long de la côte et du fleuve, pour empêcher l’eau de rentrer (des polders, quoi…). Mais à la différence des Pays-Bas, ici, il n’y.a pas vraiment de canaux, et donc, l’eau « ressurgit » par endroit et forme des tourbières plus ou moins étendues. On est allés en voir une avant de venir s’installer dans notre ferme, et c’est assez impressionnant. À première vue, on ne voit pas trop de différence entre une parcelle de terrain et une autre. Mais quand on commence à se balader, on s’aperçoit que certaines parcelles sont cultivées, alors que d’autres sont couvertes d’arbres. Et celles-ci, quand on s’en rapproche, sont en fait remplies d’eau. C’est les endroits où le terrain est plus bas, et où l’eau remonte du sous-sol. Ça forme de jolis petits marécages, et tout ça fait le régal des oies sauvages et autres canards en tout genre qu’on a pu voir par là. Dans les champs « secs » (qui ne sont en fait pas si secs que ça), c’est des grues qu’on a pu voir ! Il y’a apparemment tellement de vers et autres bestioles dans les sols qu’elles ont tout ce qu’il leur faut pour passer l’été et se préparer pour retourner vers le sud à l’automne !… Donc voilà, on a enfin vu les fameuses grues qu’on cherchait à voir depuis notre passage en Aragon (et dans les Landes)… Il aura fallu arriver jusqu’à Hohes Moor pour les voir !… 😍


















hello ! voir la mer du nord sans passer par la Belgique (où les gens sont TOUS et PARTOUT sympa… Lire la suite »
la région d’Allemagne où les gens sont sympas… No! Pero no me hagan reír! Yo no sabía que en el… Lire la suite »