Le plein de rennes…
Retour vers le sud après une journée de pause logistique et une dernière nuit en Norvège, sur la péninsule de Billefjord, avant d’ajouter un nouveau pays à notre liste: la Finlande, où nous passerons les prochaines semaines…
Départ
Arrivée
Distance
Repvåg (NO)
Karigasniemi (FI)
234 km
Altitude moyenne (m)
Température max.
Température min.
139 m
16 ºC
8 ºC
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
13.758 km
2.142 L
9
Ça faisait un peu bizarre de reprendre la route après le Cap Nord, alors on a joué les prolongations et on a fait une pause logistique à Olderfjord, le village où commence la E69 (celle qui va jusqu’au Cap Nord). Une demi-journée de lessive et de dégustation de filets de renne et de fromage norvégien (il n’y a qu’un seul type de fromage dans le pays, alors… la dégustation est rapide…😜), avant d’aller nous installer un peu plus loin, sur la péninsule de Billefjord.
Mis à part le point de vue exceptionnel à 360º qu’on avait depuis les fenêtres de Marvin, il se trouve que cette péninsule fut le théâtre d’un grand bombardement allié lors de la 2e Guerre Mondiale, sur une base aérienne que les allemands avaient stratégiquement installée là (juste à un fjord et demi de la Russie…). Tout au long de la péninsule, aujourd’hui occupée par des rennes, on peut encore voir les cratères des obus alliés et les fondations de quelques bâtiments allemands. Mais bon, il faut bien se l’avouer, quand on arrive à Billefjord, c’est d’abord le panorama qui retient l’attention… 😉
Et puis ce matin, petite étape vers le sud, juste pour dire au revoir à la Norvège (définitivement cette fois) et arriver jusqu’en Finlande. On est à peine à quelques kilomètres de la frontière, mais nous sommes donc de retour dans l’Union européenne et, par la même occasion, dans la zone Euro (contrairement à ce que je pensais, la Finlande a adopté l’Euro en 1999). Par contre, étant donné qu’on est pas mal à l’est, on a dû avancer notre montre d’une heure en passant la frontière (i.e. il est 13h en Finlande quand il est midi à Paris)…
La piste au bord de laquelle nous sommes installés est l’un des accès à la Réserve naturelle intégrale de Kevo, mais si la partie centrale de la réserve est effectivement interdite d’accès (c’est le principe d’une réserve intégrale), la zone tampon, elle, est traversée par une multitude de chemins de randonnée et, surtout, par des milliers de rennes (sans exagérer 😳). Il y’en a littéralement partout, et on a l’impression qu’il en sort chaque fois plus d’entre les arbres à chaque pas que l’on fait sur les chemins !…
Côté paysages, après avoir longé la côte un moment, on est rentrés vers l’intérieur des terres pour les derniers kilomètres en Norvège. On est revenus sur ce plateau à 300 m d’altitude, comme en Suède, et on a retrouvé ces immenses forêts de bouleaux un peu rabougris qu’on avait traversé à la montée, sur des kilomètres à la ronde. Et comme la Finlande est, en plus, le pays des milliers de lacs, un peu plus loin sur notre piste, on en a quelques exemples, petits ou grands, perdus dans la forêt. Le seul inconvénient des forêts de bouleaux, c’est qu’elles n’offrent pas beaucoup de point de vue sur les alentours, mais ça devrait s’arranger dans les prochains jours, quand on descendra un peu plus bas…
























Muchos, muchos renos, y ahora sí les creo que los vieron. Y evidentemente comieron. Es buena esa carne?