Un peu court (d’à peine 50 m)
De l’extrême nord de Saaremaa, on est passés à l’extrême sud. Mais avant ça, on a fait un petit détour par… l’extrême ouest! 😁 Petite visite du Parc national de Vilsandi et plus particulièrement, du phare de Kiipsaare, avant de rejoindre un autre phare, celui de Sörve, tout au sud, à une trentaine de kilomètres à peine de la Lettonie…
Départ
Arrivée
Distance
Kuriku pank (EE)
Sörve tuletorn (EE)
112 km
Altitude moyenne (m)
Température max.
Température min.
16 m
20 ºC
20 ºC
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
17.132 km
2.603 L
10
Après deux jours complètement seuls au monde sur notre plage de galets, juste en bordure de la forêt, il a bien fallu se rendre à la raison. On a profité de notre solitude, on a fait un feu pour se réchauffer quand la nuit tombait, on s’est baladés sur la plage, mais bon, si on est venus jusqu’au bout de l’île de Saaremaa, c’était aussi pour voir le phare de Kiipsaare, dans le Parc national de Vilsandi. Ce matin, on a donc repris la route pour parcourir les 15 km de piste (très) poussiéreuse qui nous séparaient de l’entrée du Parc national (la circulation des véhicules à moteur étant interdite dans le parc).
Le Parc de Vilsandi est un parc côtier-marin (c’est à dire que son importance tient plus aux écosystèmes marins et dunaires qu’il protège qu’à la forêt de pins qui occupe le centre la péninsule). C’est au bout de cette péninsule que nous voulions aller, puisque c’est là que se trouve le phare de Kiipsaare.
C’est en 1933 que se terminait la construction de ce phare de 25 m de haut, destiné à guider les navires le long de la côte nord de l’île de Saaremaa. Seulement voilà, les courants marins étant ce qu’ils sont et le sable n’étant pas connu pour sa résistance aux courants, le phare de Kiipsaare, qui se situait alors à 150 m à l’intérieur des terres, s’est vite retrouvé les pieds dans l’eau, puis les genoux dans l’eau puisqu’il se situe aujourd’hui à 50 m en mer ! La base sur laquelle le phare est posé a, elle aussi, été mise à mal par les tempêtes et les courants, si bien que le phare s’est vite mis à pencher. Son générateur a alors été retiré par sécurité en 1992 et le phare de Kiipsaare est resté dans les archives comme point de repère jusqu’en 2009, connu comme la Tour de Pise estonienne, avant d’être totalement abandonné. Ironie du sort, les mêmes tempêtes qui l’avaient fait pencher ont aussi remis le phare un peu plus près de sa position verticale quelques années plus tard, mais il avait alors déjà été déclassé…
Direction ensuite la pointe sud de l’île, une autre péninsule au bout de laquelle nous passerons la nuit, tout près d’un autre phare, celui de Sörve. Celui-ci a toujours les pieds sur terre et est toujours en fonctionnement, marquant la pointe sud de l’île et le nord du détroit d’Irbe, principale sortie du golfe de Riga (et donc de la Lettonie) vers la mer Baltique, à seulement 27 km d’ici en ligne droite. S’il y’avait un ferry, on arriverait plus vite à Riga en passant par ici, mais… on va devoir faire ça par la route et revenir sur le continent avant de descendre vers la Lettonie… Mais ça, ce sera le sujet d’un autre post, d’ici encore quelques jours… 😉
Pour la petite histoire, depuis notre arrivée en Estonie, on a vu pas mal de phoques échoués sur les plages (un par jour, en moyenne). Aujourd’hui, après en avoir trouvé un autre, on a demandé à l’office du tourisme local pourquoi on en voyait autant. La réponse est que les phoques se prennent dans les filets des pêcheurs et meurent noyés (les phoques étant des mammifères, ils ont besoin d’air pour respirer, tout comme nous). Les pêcheurs les jettent donc par dessus bord quand ils remontent leurs filets, et les courants se chargent du reste, les plages estoniennes finissant par recevoir tous les cadavres de phoques à un stade plus ou moins avancé de décomposition… Ça fait le bonheur des mouettes et autres charognards en tout genre, mais ça incite par vraiment à la baignade (même si ça n’a pas l’air de gêner les locaux outre mesure)… 🤢


























Ese cuento del faro me parece interesante 😉 Lo que no entendí es el titulo de este post… 150m =… Lire la suite »