Un dernier weekend sur la côte…
Nous voilà de retour sur la côte de la mer baltique pour un dernier weekend avant de repartir en diagonale dans l’autre direction. Visiblement, on est pas les seuls à avoir eu l’idée de passer le weekend à la plage. Vivement lundi qu’ils retournent tous au boulot !… 😁
Départ
Arrivée
Distance
Seglinu ezers (LV)
Karosta (LV)
151 km
Altitude moyenne (m)
Température max.
Température min.
-8 m
23 ºC
16 ºC
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
18.261 km
2.791 L
12
La première étape du jour devait nous amener à la cascade la plus large d’Europe, la cascade de Venta, dans le village de Kuldīga. On nous avait prévenu que Venta était bien la cascade la plus large d’Europe, avec ses 110 m de large, mais que question hauteur, c’est pas vraiment Iguaçú ! Et en effet, avec entre 1,5 m et 2 m de haut au maximum, ça ressemble plus à un rapide qu’à une cascade… 😁
L’avantage, c’est que la cascade de Venta (et la rivière qui va avec) coulent au pied du joli petit village de Kuldīga qui, lui, vaut vraiment le détour! D’un côté de la rivière, une tour d’observation (penchée) permet de prendre un peu de hauteur et d’admirer toute l’ampleur de la cascade avec le village en fond. Puis, on traverse un joli pont en briques rouges pour rejoindre le village, classé au Patrimoine de l’UNESCO et, pour une fois, pas grand chose à redire de ce classement…
Le centre du village mêle les grandes maisons en bois avec d’autres, en pierre. Les ruelles sont pavées, et tout ressemble à une carte postale dans laquelle on pourrait se promener. En plus, Kuldīga possède la meilleure pâtisserie qu’on ait trouvé jusqu’à maintenant en Lettonie (et probablement depuis la Scandinavie): The Marmalade, avec ses roulés à la cannelle et au chocolat ou au lait concentré à tomber par terre ! 😜
Après une petite promenade dans le village, nous sommes repartis en direction de la côte en passant par un autre endroit iconique de la Lettonie: le site de Skrunda-1. Si on pouvait visiter le site il y a encore quelques années, il est aujourd’hui complètement bouclé et sous contrôle des forces spéciales lettones qui l’utilisent comme site d’entrainement contre les guérillas urbaines. À l’époque soviétique, l’accès à Skrunda-1 était aussi fermé, mais c’était parce que le site renfermait un des six radars Dnestr, la première génération de radars soviétiques de surveillance spatiale et d’alerte précoce, installés en périphérie de l’Union soviétique à partir des années 1960 pour avertir de toute attaque de missiles balistiques en provenance de différentes directions (la plupart à l’ouest… 😁). Ils furent les principaux radars d’alerte précoce soviétiques pendant une grande partie de la fin de la guerre froide, et le site de Skrunda-1 abritait donc l’un de ses radars et toute une série de bâtiments destinés à héberger les militaires qui travaillaient aux opérations liées au radar. Tout ce qu’on peut en voir aujourd’hui, c’est une série de pistes d’accès fermées avec des barrières, et à l’entrée de la principale, une mitraillette soviétique posée en décoration. Les arbres ont poussé et ne laissent malheureusement voir rien d’autre du site de Skrunda-1…
Alors pour nous rattraper, nous allons passer le weekend sur la plage de Liepäja, l’une des rares plages de sable de la côte lettone et LE site historique par excellence dans la région puisque c’est là que l’on trouve les « fortifications du nord », ces batteries de défense construites au XIXe Siècle par l’armée du Tsar Nikolai II de Russie avant d’être abandonnées 10 ans plus tard, avant même d’être terminées… Mais on vous racontera tout ça dans notre prochain post, puisqu’on a tout le weekend pour explorer la zone! Le seul problème, c’est que toute la Lettonie semble aussi avoir eu l’idée de passer le pont du 15 août à la plage… C’est la première fois qu’on galère autant pour trouver un site tranquille où nous installer, mais on y est finalement arrivés après 1h30 à longer la côte dans un sens puis dans l’autre en explorant chaque piste… 😉






















Me muero de la risa con la « cascada » 🙂