Chaud et froid…
La vague de chaleur semble jouer les prolongations avec 39°C. aujourd’hui et un ressenti de 41,7°C selon les panneaux sur la route. C’est rare, mais ça fait deux jours qu’on roule avec la clim… Vivement les montagnes, que ça rafraîchisse un peu….
Départ
Arrivée
Distance
Kamionka (PL)
Zamość (PL)
118 km
Altitude moyenne (m)
Température max.
Température min.
199 m
32 ºC
14 ºC
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
19.914 km
3.035 L
14
Une journée en chaud et froid, aujourd’hui, puisque la vague de chaleur continue. Nous avons atteint les 39°C au thermomètre de Marvin, avec une température ressentie de 41,7°C, selon les panneaux lumineux qu’on a croisé sur la route. Autant dire que le pays est en état d’alerte, avec des brumisateurs publics installés dans toutes les villes. Il faut dire que, même si la nuit, les températures redescendent un peu, pendant la journée, c’est difficilement tenable au soleil…
On a commencé la journée à Lublin, la jolie neuvième ville du pays, avec son centre historique aux rues pavées et sa cathédrale où il ne reste sans doute pas un centimètre carré sans une frise peinte sur le mur ou le plafond. La première impression, en rentrant, est assez… éblouissante!
Tant qu’on était à Lublin, on en a profité pour aller visiter l’ancien camp de concentration nazi de Majdanek, juste à côté de la ville. Que dire?… Pour le coup, même malgré la canicule, ça jette un froid… Difficile de rester insensible face aux différentes baraques en bois où s’entassaient les prisonniers (principalement juifs, mais pas seulement…), à la salle de douche où ils étaient lavés et triés à leur arrivée dans le camp, à la salle de gazage, juste à côté, où passaient directement ceux qui n’étaient pas aptes au travail, ou au crématorium où finirent environ 78.000 personnes (plus de 150.000 prisonniers passèrent par le camp)…
Le plus impressionnant n’est sans doute pas le fait de voir toutes ces baraques sans fenêtre, la sinistre salle de gazage et sa porte en métal à triple fermeture, la salle d’autopsie, juste à côté du crématorium, où on prenait soin de retirer toutes dents en or et autres prothèses pouvant avoir la moindre valeur avant de brûler les corps, ou la baraque 42, remplie du sol au plafond des chaussures de prisonniers morts à Majdanek, mais les quelques témoignages de survivants que les autorités polonaises ont pris soin de consigner en vidéo, pour que tout ça ne soit jamais oublié…
L’endroit fait froid dans le dos, et cette ambiance pesante était renforcée aujourd’hui par l’extrême chaleur qui faisait que même les corbeaux restaient cloués au sol, en silence, cherchant l’ombre de la moindre tour de guet ou du moindre poteau de la double clôture de barbelés… Le camp est situé en pleine ville, avec une grande avenue à côté, mais étrangement, il y règne un silence pesant, comme si le temps, ici, s’était arrêté un certain jour de 1944, quand le camp fut abandonné à la va-vite, sans même prendre le temps de le détruire (comme beaucoup d’autres) pour couvrir ses traces…
Les témoignages sont atroces, évidemment, comme celui de cette grand-mère qui explique qu’un jour, les allemands ont commencé à diffuser des valses et autres marches militaires par les hauts-parleurs du camp, pour couvrir le bruit des mitrailleuses qui, pendant 12h d’affilée, on éliminé 18.000 prisonniers… La lueur d’espoir dans toute cette noirceur, comme un écho à la citation de George Santayana affichée sur l’une des baraques: « Ceux qui ne connaissent pas leur passé sont condamnés à le reproduire », c’est sans doute ce gamin d’une vingtaine d’années qu’on a croisé lors de notre visite, et qui avait apparemment eu l’initiative de venir seul visiter le camp…
Finalement, nous finissons la journée (et sans doute la semaine) à Zamość, petite ville fortifiée et plutôt belle, à quelques kilomètres de la frontière ukrainienne et de la ville de Lviv dont la presse a beaucoup parlé depuis le début de la guerre. Quatre-vingt ans plus tard, il semble que l’histoire bégaie en Europe… 😔






























































Bonito Lublin, me gusta. Y esa visita al campo de concentración, sé de lo que se siente (yo visité uno… Lire la suite »