Bleu turquoise…
Les paysages des Dolomites sont, en soi, spectaculaires. Mais si on y rajoute un joli petit lac glaciaire aux eaux turquoises, alors là, on frôle la parfaite carte postale!… Ça pourrait être un des plus beaux endroits des Dolomites si la surfréquentation ne faisait pas, ici aussi, des ravages..
Départ
Arrivée
Distance
Cortina d’Ampezzo (IT)
Cortina d’Ampezzo (IT)
0 km
Altitude moyenne (m)
Température max.
Température min.
1.720 m
15 ºC
8 ºC
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
22.150 km
3.334 L
19
Petite balade sur le chemin qui mène au refuge Faloria, hier soir, avant que la nuit ne tombe. On est tombés par hasard sur un superbe point de vue sur la vallée de Cortina, avec en fond le massif des Cinque Torri et juste un rayon de soleil qui perçait les nuages et venait envelopper les montagnes. Évidemment, sans nuage, la vue doit être encore plus impressionnante, mais même avec ce ciel orageux, c’était comme si chaque massif se dévoilait au gré des nuages plus ou moins accrochés aux sommets. Et puis en redescendant, pour terminer en beauté, on a croisé un chevreuil qui, loin de s’effrayer, à continuer à manger tranquillement en nous regardant passer… Une balade parfaite!…
Ce matin, réveil un peu plus tôt que d’habitude pour profiter du soleil matinal (des orages sont attendus dans l’après-midi) et marcher jusqu’au lac de Sorapis, situé derrière la montagne au pied de laquelle on est installés. Le lac de Sorapis est un joli petit lac glaciaire aux eaux turquoises, blotti dans un cirque aux aiguilles caractéristiques des Dolomites. Un parfait paysage de carte postale à quelques 6 ou 7 km de marche du Col des Tre Croci. Le chemin est plutôt accessible, même si deux ou trois tronçons sont plus raides ou plus vertigineuses et équipés d’escaliers ou de cables en acier. Seulement voilà, il faut croire qu’un passage sur un corniche de 2 m de large avec 500 m vide en dessous ne suffit pas pour limiter l’afflux de visiteurs vers le lac…
Les médias ont beaucoup parlé du problème de la massification touristique cet été, avec le cas de Barcelone, de Venise ou autres, et il suffit de faire quelques pas sur le sentier qui mène au lac de Sorapis pour voir un effet direct de cette massification sur les écosystèmes: les pierres du chemin sont littéralement usées par le nombre de personnes qui les piétine, comme les marches de ces vieilles églises dont la pierre est creusée au milieu par le passage des pèlerins au fil des siècles. La conséquence directe, c’est que ces pierres deviennent tellement glissantes qu’avec l’humidité, on a par endroits l’impression de marcher sur de la glace. Et tout ça sans parler, évidemment, des dizaines de personnes amassées aux abords du lac pour que chacun reparte avec son selfie devant l’aiguille de Sorapis (surnommée le « Doigt de Dieu », pour la petite anecdote)… Sorapis est un de ces endroits, comme bien d’autres dans les Dolomites ou ailleurs, où la massification se fait sentir, et parfois littéralement (sans vouloir rentrer dans les détails, certaines personnes semblent penser que si les animaux sauvages font leurs besoins dans la nature, elles peuvent faire pareil, même si des toilettes sont à leur disposition dans le refuge situé à 2mn du lac…).
Il n’en reste pas moins que le lac de Sorapis est un endroit particulièrement beau et que, malgré ces aspects de surfréquentation, la randonnée vaut franchement la peine. Alors on ne peut que rejoindre ces nombreux guides de montagne des Dolomites qui, sur le blog officiel de la Maison des guides, alertent des conséquences du surtourisme dans leur région et des dangers que l’incivisme de beaucoup finira par générer pour les autres. On le répète depuis le début de notre voyage, un principe fondamental pour nous est celui de ne laisser aucune trace de notre passage, où que ce soit. C’est un bon début, mais la conscience environnementale (ou plus simplement, le civisme) ne se limitent pas à ça, loin de là!…




























Qué bonito eso por allá y los veo pintados caminando por las montañas. Ya sé que es eso lo que… Lire la suite »
C’est toujours aussi beau,