Alerte orange…
Après une nuit et une bonne partie de la matinée sous des trombes d’eau, nous avons quand même réussi à regagner les Alpes de Haute Provence, où l’alerte météo n’est que jaune (au lieu d’orange)… On a cru au miracle quand on est arrivés sous un rayon de soleil (un rayon… un seul…), mais ça na pas duré… il pleut à nouveau…
Départ
Arrivée
Distance
Puy-Sanières (FR)
Prads-Haute-Bléone (FR)
95 km
Altitude moyenne (m)
Température max.
Température min.
1.039 m
16 ºC
7 ºC
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
23.489 km
3.586 L
19
C’est jamais bon signe quand nos téléphones commencent à vibrer et à afficher des alertes météo, mais on a toujours l’espoir que ce soit une erreur ou que le nuage passera à côté… Ça n’a pas été le cas cette nuit. L’alerte météo orange pour pluies intenses et inondations sur tout le département des Hautes Alpes s’est avérée plutôt exacte (en tout cas pour les pluies intenses…). Il est tombé des trombes d’eau à partir de 3h du matin, à tel point qu’on a hésité un moment ce matin pour savoir s’il valait mieux bouger ou rester dans notre petit coin en attendant que ça passe. Mais comme le département voisin des Alpes de Haute Provence, où on devait aller aujourd’hui, n’était qu’en alerte jaune (un niveau en dessous), on a finalement décidé de traverser le lac et continuer notre route plein sud!…
Évidemment, les paysages du jours sont un peu… nuageux (🙄), mais ça n’enlève rien à cette région, qui semble extrêmement jolie, même si on n’a pu voir que la partie basse des montagnes qui nous entouraient. Les rivières, par contre, qui sont normalement comme celles, typiques, dans le lit desquelles on a dormi quelques fois en Italie, sont pleines d’un côté à l’autre et charrient des troncs d’arbres entiers dans un bruit impressionnant. On avait toujours vu, jusque là, ces grands lits de rivières pleins de galets blancs, qui occupent une bonne partie des fonds de vallées alpines, avec juste un petit torrent qui coulait au milieu. Aujourd’hui, on comprend mieux la différence de proportion entre le petit torrent en temps normal, et la si large zone de galets blancs. L’eau, normalement turquoise ou transparente, allait aujourd’hui du marron foncé au presque noir…
Nous sommes installés pas loin d’une piste forestière, au dessus du village de Prads-Haute-Bléone, à une centaine de mètres de dénivelé au dessus de la Bléone, qu’on entend comme si elle coulait entre les roues de Marvin… Devant nous, même si on a pas encore eu la chance de l’apercevoir, le massif des Trois-Évêchés, qui doit son nom au fait que son pic central, le Pic des Trois-Évêchés (2.818m), marquait autrefois la frontière entre les diocèses de Digne, d’Embrun et de Senez. Le massif est aussi tristement célèbre puisque c’est ici que le 24 mars 2015, Andreas Lubitz, copilote du vol Germanwings 9525 (Barcelone-Dusseldorf), qui aurait eu des problèmes de santé mentale, a délibérément écrasé son avion dans le massif, après avoir enfermé le commandant de bord hors du cockpit. Il n’y a eu aucun survivant…
Pour terminer sur une note plus positive, on attend juste que le temps s’améliore un peu (ça devrait arriver d’ici la fin de la journée) pour pouvoir profiter un peu de la vue et des ces jolis paysages qu’on devine à peine pour l’instant, entre deux nuages…






















Impresionante ese río; cuando lo ve uno así es cuando hay que recordar que hay que respetar la naturaleza…