Logistique…
Petite pause à Huesca, où nous en avons profiter pour faire réparer le tuyau d’AdBlue de Marvin, et aussi pour récupérer une nouvelle carte SIM pour à nouveau avoir internet. On a aussi choisi de rester par ici en attendant que la tempête Laurence passe, histoire de ne pas être au milieu du désert à ce moment là. Bref, une halte logistique… avant de mieux repartir!…
Statistiques générales de l’aventure jusqu’à aujourd’hui
Distance totale (km)
Gasoil (L)
Pays visités
523 km
78,19 L
1
Pour ceux qui ne suivraient pas la météo, ou qui vivraient sur un autre continent, le sud de l’Europe est actuellement balayé par une série de tempêtes venues de l’Atlantique (non, ce n’est pas un constat politique, même si…). Ça donne des chutes de neige comme on en avait pas encore vu cet hiver en montagne, et ça donne aussi des épisodes pluvieux et du vent dans les zones plus basses (et aussi des inondations en Andalousie)… Autant dire que rester dans notre désert aux sols ravinés quand une tempête s’approche n’était pas forcément la meilleure idée. Du coup, on est remontés un peu au nord, pour s’installer autour de Huesca et en profiter pour résoudre quelques aspects logistiques.
Alquézar
Première étape, Alquézar, reconnu comme l’un des plus beaux villages d’Espagne. Un titre bien mérité, puisque chacune des maisons a gardé son style et sa couleur médiévale, donnant à l’ensemble, perché sur une petite colline au dessus des canyons de la Sierra de Guara où coule une eau turquoise, un aspect de carte postale parfaite. Il y’a aussi des passerelles suspendues au dessus du canyon, que l’on peut arpenter pour se balader au dessus du torrent, mais avec la pluie, c’était pas vraiment idéal pour faire ça…
Montearagon et Huesca
Direction ensuite la périphérie de Huesca, et ce pour diverses raisons. D’abord, parce qu’il nous fallait réparer le tube du réservoir d’AdBlue de Marvin, et qu’il y’a un garage Iveco à Huesca, et ensuite, parce que pour la troisième fois en moins d’un an, notre fournisseur d’internet, ConnectPls, nous a changé la carte SIM qui nous donne accès à internet dans Marvin. Sauf que, pour recevoir la nouvelle carte SIM, il nous fallait un point relais, et donc, Huesca nous a aussi servi pour ça (en plus de faire 4 courses).
La météo semble aussi dégénérer et, du coup, on s’est dit qu’on aller s’installer au pied des ruines du château de Montearagon, avec vue sur le Salto de Roldán d’un côté, Huesca de l’autre, et les paysages aragonais tout autour. Un endroit plutôt tranquille pour laisser passer la tempête avant de continuer. On est entourés de vautours (fauves et percnoptères), de milans et de perdrix rouges qu’on entend chanter entre deux rafales de vent et trois averses de pluie…
Côté logistique, cette pause à Huesca nous a donc permis de changer le tube d’AdBlue (merci à l’équipe de Motortrans Huesca qui a été super efficace!), récupérer notre nouvelle carte SIM dans un point relais, et visiter la ville qui, soyons honnête, n’a pas vraiment grand chose à offrir… La bonne nouvelle, c’est qu’on a à nouveau internet, et qu’on sera prêts à continuer, dès que la tempête Laurence sera passé (où serait-ce Martinho?… on sait plus trop où on en est avec toutes ces bourrasques atlantiques…). On va sans doute rester par ici un jour de plus, en attendant que tout sèche un peu (les pistes boueuses, Marvin, il aime pas trop…), et puis on continuera notre chemin vers l’ouest et Bilbao…
Aguarales de Valpalmas
Finalement, on a profité d’une petite accalmie et de quelques rayons de soleil pour arriver jusqu’à l’autre côté de Huesca (à l’ouest), et plus précisément à Valpalmas, petit village perdu au milieu des champs de blé et de la garrigue, mais mondialement connu (au moins dans cette partie plus locale du monde et par les géologues) pour un phénomène connu des spécialistes sous le nom de « piping ».
La zone abrite les « Aguarales de Valpalmas », un type de « badlands » similaire à ceux que l’on trouve dans pas mal de régions désertiques (Vallée de la mort et autres zones désertiques des États-Unis, Vallée de la Lune au Chili, Vallée de Göreme en Turquie, etc.). Pour résumer, et pour ceux qui connaissent, les Aguarales de Valpalmas sont un peu comme un Bryce Canyon, mais en version miniature (un peu comme une boule à neige de Bryce Canyon, mais sans la neige 😜). Le phénomène de « piping » est un processus d’érosion très particulier, qui dissout la roche souterraine, créant des boyaux et de petits ravins (le même phénomène qu’à Bryce Canyon, mais à une échelle de Playmobil). Le résultat est assez curieux, avec ces cheminées tarabiscotées de 2 ou 3m de haut qui forment tout un ensemble comme une procession de pénitents encapuchonnés (chacun y voit ce qu’il veut, mais, Andalousie oblige, c’est ce que y a vu Benjamin… 😜). Ce qui est marrant, c’est que la zone qu’occupe les Aguarales est relativement petite et que, tout autour, on trouve des champs et de la garrigue « normale »… Pourquoi donc les Aguarales se sont formés à cet endroit là, et pas à côté?… C’est en tout cas ici que nous dormirons cette nuit, pour essayer de trouver une réponse à cette question existentielle, et faire quelques photos de plus demain, si le soleil est à nouveau de la partie…


















































Alquézar a l’air très beau, mais aussi très abandonné; il n’y a personne sur les rues… Et d’ailleurs, Benjamín n’a… Lire la suite »