Maroc 2026 : le bilan…
Il serait difficile de résumer presque trois mois en quelques lignes, mais une chose est sûre, ce voyage nous a ouvert l’esprit, en plus de nous offrir des paysages sublimes et quelques expériences inoubliables que nous garderons précieusement dans nos mémoires. Des immensités désertiques aux dunes de sable, de l’Atlas enneigé aux forêts de cèdres et leurs macaques, sans oublier l’hospitalité et la générosité des marocains, voici un bref résumé des principaux fait marquants de notre expédition dans le Sahara, à la recherche du célèbre fennec marocain…
Sommaire
- Notre itinéraire
- Quelques statistiques
- Faits marquants
- Redéfinir notre vision du monde
- Et maintenant?…
Notre itinéraire…
(cliquez sur la vidéo pour la lancer, visionnez-la en plein écran en cliquant sur l’icône correspondante…)
Quelques statistiques…
Distance totale parcourue
6.665 km
Durée de l’aventure
87 jours
Nombre de pays traversés
3
Distance journalière moyenne
90 km
Étape la plus longue (en distance)
234 km (Lac de Tislit – Imatchimen)
Étape la plus courte
24 km (Erg Chegaga – Lac Iriqui)
Durée moyenne des étapes
2h 36mn
Étape la plus courte (en temps)
58 mn (Tanger – Ferry pour Tarifa)
Étape la plus longue (en temps)
5h 02mn (Fort Aoreora – Plage Blanche)
Vitesse moyenne
34 km/h
(à la vitesse d’un chameau dans le sable… 🤣)
Volume total de carburant
1.167,61 L
Consommation moyenne
17,5 L/100 km
Prix moyen du carburant (diesel)
0,99 EUR
Carburant le plus cher
1,03 EUR (Ifrane)
Carburant le moins cher
0,95 EUR (Foum Zguid, entre autres)
Volume total d’AdBlue
23 L
Prix moyen de l’AdBlue
4,99 EUR
Altitude la plus élevée lors d’une étape
2.677 m (Tamtatoucht)
Altitude la plus basse lors d’une étape
-3 m (Tanger)
Altitude moyenne du parcours
734 m
Dénivelé journalier moyen (positif / négatif)
625 m / -645 m
Plus grand dénivelé positif lors d’une étape
2.577 m (Lac de Tislit – Imatchimen)
Plus grand dénivelé négatif lors d’une étape
2.794 m (Lac de Tislit – Imatchimen)

Faits marquants…
Notre aventure nous a porté le long de la frontière entre le Maroc et l’Algérie (sans doute l’une des mieux gardées au monde… 😜), de Nador sur la côte méditerranéenne jusqu’à Tantan, à la limite du Sahara occidental. Nous avons ensuite laissé les paysages désertiques pour retraverser le pays vers le nord par la chaîne de l’Atlas, où les forêts de cèdres et la neige ont progressivement remplacé le sable.
Notre idée initiale était de suivre le TMT (Trans-Morocco Trail), un itinéraire 4×4 qui traverse le pays du nord au sud par les pistes. Nous avons vite compris, cependant, que le TMT nous priverait de pas mal de zones plus « sauvages », et nous l’avons donc finalement considéré seulement comme un guide et tracé notre propre route. Ceci nous a permis de découvrir la province du Maroc Oriental, un véritable coup de coeur encore préservé du tourisme, avec ses oasis et ses hauts plateaux aux immenses plaines rocailleuses.


Le Maroc n’a que très peu de zones de désert de sable (les ergs). En fait, le Sahara dans son ensemble n’a que 20% de dunes, le reste étant un désert de pierres (le reg). Un passage par les dunes de Merzouga était donc obligé, et nous avons eu la chance de tomber en dehors des périodes touristiques, où tout ça doit pas mal ressembler à Disneyland… Grâce à Hassan, nous avons pu nous installer au milieu des dunes, seuls aux monde, à contempler la magie des couleurs sur le sable, à l’aube et au coucher du soleil.
Notre traversée du grand sud marocain nous a régalé de kilomètres et kilometres de pistes, des plus souples (plus lisses qu’une autoroute), à notre arrivée à l’océan ou nous avons mis 4h pour faire 20km sur une piste caillouteuse où il était impossible d’aller au-delà de la première… Nous avons aussi pas mal amélioré notre technique de conduite sur sable (on apprend vite par l’erreur…) !… 😅
Avant notre symbolique traversée de la vallée du Drâa, nous avons dû faire un détour mécanique par Agadir pour changer un joint de pont, avant de repartir en sens inverse pour retrouver les immensités désertiques et les journées entières sans ne croiser autre chose que des groupes de chameaux. On a eu notre lot de couchers de soleil et de moments « wouah » quand, au détour d’un piste, on découvrait une nouvelle vallée, aussi immense et désertique que celle qu’on venait de traverser, mais également tout aussi spectaculaire… Nous n’avons pas eu la chance de voir de l’eau sur le lac Iriqui (on y était un an trop tard), mais on a eu, par contre, celle de pouvoir le traverser littéralement par le milieu sur une immense plaine de boue séchée, avec pour seul repère des montagnes impressionnantes à l’horizon.
Juste avant de rejoindre Tantan, nous avons été tentés de continuer vers le sud et d’explorer quelques vallées de plus de cette région si envoutante, mais nos réserves d’eau potable s’amenuisaient (sans parler de celles de gasoil), et nous avons finalement préféré ne pas tenter le sort…




Finalement, nous avons rejoint l’océan, un autre monde en soi, avec ces grandes dunes de sable blanc qui se jettent dans les vagues à Plage Blanche où les falaises du Cap Drâa, juste à coté, et leurs maisons de pêcheurs troglodytes.

Pour retourner vers le nord, nous avons suivi la chaîne de l’Atlas sur toute sa longueur ce qui, en période hivernale, nous a valu quelques demi-tours et détours pour cause de cols enneigés. Mais là encore, outre le plus haut sommet du Maroc, le mont Toubkal (4.167m), nous avons découvert des paysages totalement différents mais tout aussi splendides, de montagnes « striées » dans l’Anti-Atlas à des sommets et des lacs alpins dans le Haut-Atlas, en passant par les forêts de cèdres et leurs macaques dans le Moyen-Atlas.
En comparaison, le nord du Maroc nous a semblé beaucoup plus « peuplé », mais entre les zones agricoles et les abords industriels des grandes villes, nous avons quand même réussi à trouver quelques coins sauvages où la nature offre encore des paysages étonnants. Pour finir sur une touche plus « urbaine », nous sommes aussi passés par Chefchaouen, une autre surprise agréable puisque, étonnamment, il n’y avait pas trop de touristes, avant de rejoindre Tanger pour une dernière balade dans la médina avant d’embarquer sur le ferry pour Tarifa et rejoindre l’Europe…

Redéfinir notre vision du monde…
Au delà des paysages incroyables, ce voyage a été, avant tout, une expérience humaine. S’il y a une leçon a retenir de ces premiers pas de Marvin en Afrique, c’est que les voyages permettent de mieux connaître le monde, d’aller au delà des préjugés et de s’apercevoir que la réalité est, souvent, bien loin de l’idée que l’on peut s’en faire ou que nous véhiculent des médias pas toujours très fiables…
Au cours de ces presque trois mois au Maroc, et à peine débarqués du ferry, nous avons vu tomber nos idées reçues les unes après les autres. À l’opposé de tout ce que nous avions pu lire sur internet, nous avons trouvé un pays ouvert et accueillant, où l’hospitalité et la générosité semblent inscrits dans l’ADN de chacun, des plus pauvres aux plus riches. Finalement, nous sommes arrivés à la conclusion qu’il doit exister deux Maroc: celui du tourisme de masse, où tout doit être négocié, où les déchets envahissent le moindre recoin et où les enfants courent vers les touristes pour demander (voire exiger) un dirham, et celui que nous avons eu la chance de traverser, loin des grandes villes et des axes touristiques, où les prix sont les mêmes pour tout le monde, où il n’y a pas plus déchets dans la nature que dans n’importe quel coin d’Europe, et où les enfants courent aussi vers les touristes, mais juste pour dire bonjour avec un grand sourire, sans rien attendre en échange.
L’est et le sud du Maroc nous ont charmé par leur authenticité. Nous avons toujours été accueillis à bras ouverts, et nous avons été surpris de voir que, même les plus pauvres n’hésitaient pas à nous offrir leur aide ou nous proposaient de partager leur pain avec nous, même si c’était la seule chose qu’ils avaient à manger. Les gens de l’Atlas, comme dans toutes les zones de montagne, sont plus réservés, mais tout aussi généreux et accueillants après quelques minutes à bavarder…
La plupart de ceux qui ont voyagé en Afrique en sont revenus changés et/ou charmés. Leurs yeux s’illuminent lorsqu’ils parlent de ce continent, et ils finissent normalement tout le temps par glisser un long soupir comme: « Aaahh! L’Afrique… ».
Bien sûr, l’Afrique est un continent immense et le Maroc n’est sans doute pas vraiment représentatif de chaque recoin de brousse, mais après ce voyage, nous comprenons mieux ce que ressentent ces personnes, et à quel point ce continent est déroutant et attirant.

Et maintenant ?…
Maintenant, il faudra sans doute passer un peu de temps à enlever le sable qui s’est faufilé jusque dans les moindre recoins de Marvin. Il faudra aussi vérifier rapidement que tout est en ordre, et que les kilomètres de piste dans le désert n’ont pas fait trop de dégâts sur la mécanique.
Nous voudrions modifier deux ou trois petites choses de Marvin pour le rendre encore plus confortable, mais tout ça devrait être réglé rapidement… Il semble aussi que l’idée de la chaîne WhatsApp ait plutôt bien fonctionné. Elle nous a, en tout cas, permis de rester en contact, même avec une connection internet parfois limitée. Nous voudrions voir comment l’améliorer encore, grâce à votre feedback.
Et puis, évidemment, il nous reste 8 mois avant que 2026 se termine, et encore pas mal d’endroits à explorer ! Plus que nos voyages précédents, sans doute, ce séjour au Maroc nous a fait voir l’importance de voyager et d’aller à la rencontre des autres pour se faire une idée plus réelle (même si inévitablement incomplète) des choses.
En d’autres termes: la question n’est pas de savoir si nous allons repartir, mais quand nous le ferons (et vers où 🤓)… Ce n’est donc qu’une question de temps !



































Fascinant !! Une merveilleuse conclusion de votre périple, quelle chance de pouvoir voyager loin des sentiers battus , c’est l’essence… Lire la suite »